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Journée Internationale pour la protection de l’éducation : la CDHC interpelle le Gouvernement !

À l’occasion de la journée internationale pour la protection de l’éducation célébrée le 9 septembre dernier, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a interpellé le Gouvernement à redoubler d’efforts pour ceux des enfants des familles déplacées.

L’éducation est un droit fondamentale pour tous les enfants d’après la charte Africaine des droit de l’homme. Mais, depuis un certain temps ce droit est floué au pieds par des guerres, des traditions, qui ne permettent pas à ces enfants d’aller acquérir des connaissances.

Au Cameroun par exemple depuis le déclenchement de la guerre du NOSO en 2016, l’éducation est casi impossible à cause de la guerre dans les deux régions Anglophone.

Journée internationale pour la protection de l'éducation
Journée internationale pour la protection de l’éducation

La journée internationale pour l’éducation célèbrée à cet effet, à été une occasion pour la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC), de passer un diagnostic et d’interpeller les pouvoirs publics à redoubler d’efforts, nécessaire pour l’accès à l’éducation des familles déplacées y compris ceux qui sont accueillies en les faisant enregistrer auprès du service de l’’action sociale de la délégation régionale du ministère des Affaires sociales dans la Région où ils se trouvent, de sorte qu’ils puissent bénéficier, au même titre que les enfants de parents en situation de handicap ou indigents, des mesures d’exonération des frais de scolarité exigibles.

Bien plus, la Cdhc demande au Ministère de la Décentralisation et du Développement Local d’étendre la campagne nationale d’établissement des actes de naissance, lancée le 1er avril 2022 avec la collaboration des Conseils régionaux et des Collectivités territoriales décentralisées pour y inclure des actions spécifiquement orientées vers les personnes déplacées internes, en particulier les enfants ayant perdu leurs actes de naissance lors des attaques armées ou au cours de leur fuite.

James Mouangue Kobila, Président de la CDHC- DR
James Mouangue Kobila, Président de la CDHC- DR

Pour le Ministère de la Justice, il leur est recommandé de faciliter l’établissement des actes d’État civil aux enfants déplacés internes, à travers l’allègement voire la gratuité des frais des procédures y afférentes (jugement supplétif, jugement de reconnaissance d’enfant ou rectification d’actes d’état civil), afin de leur permettre de continuer à bénéficier des bienfaits de l’éducation.

Quant au Ministère de la Santé Publique, la Commission exhorte de prendre des mesures appropriées, afin de mettre en place une stratégie de prise en charge physique et psychologique des survivants, ainsi que des proches des survivants des attaques armées en général et des attaques contre l’éducation en particulier.

Pour finir cette série de recommandations, il formule ses voeux aux Ministères en charges de l’éducation en demandant à ceux-ci de veiller à ce que les politiques d’éducation et d’enseignement d’exacerber pas les conflits.

Par Rodrigue Nyada.

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